Le gouvernement à la solde des lobbyistes offre Nicolas Hulot en trophée aux chasseurs

30 août 2018 - 388 vues
Le gouvernement à la solde des lobbyistes
offre Nicolas Hulot en trophée aux chasseurs

Le Parti animaliste prend acte de la démission de l’ancien ministre de la transition écologique, suite notamment à la présence d’un lobbyiste de la Fédération nationale des chasseurs lors d’une réunion gouvernementale relative à la chasse.

Une omniprésence des lobbies inquiétante
L’ingérence des lobbyistes dans la gestion des dossiers liés à l'environnement et l’agriculture n’est sans doute pas étrangère à la pauvreté des initiatives gouvernementales en matière de protection animale et de préservation de la biodiversité, alors même que l’opinion publique réclame des avancées significatives.

Les cadeaux du Président Macron aux chasseurs
C’est ainsi que la liste des cadeaux faits aux chasseurs s’allonge honteusement, compte tenu d’une biodiversité en chute libre, mais aussi au regard des souffrances importantes infligées aux animaux générées par ce loisir. Parmi ces cadeaux rappelons, outre la réouverture des chasses présidentielles :
  • le permis de chasse national qui passera de 400 euros à 200 euros en 2019,
  • le silencieux sur les fusils de chasse autorisé depuis janvier 2018 après 32 années d’interdiction, en dépit de trop nombreux accidents de chasse,
  • la « gestion adaptative » qui pourrait permettre d’augmenter le nombre d’espèces chassées, alors même que la France compte déjà 64 espèces d’oiseaux chassables, lorsque la moyenne européenne est de 14.
De telles faveurs accordées aux chasseurs scandalisent le Parti animaliste qui demande entre autres :
  • De confier la mission d’évaluer l’état de conservation des espèces au Muséum National d’Histoire Naturelle, et non à l’ONCFS sous influence des chasseurs.
  • D’interdire la chasse de loisir et les méthodes de chasse qui génèrent de grandes souffrances
Blocage d'une transition agricole incontournable
Le poids des lobbies a également empêché Nicolas Hulot d’obtenir l’inscription dans la loi de la sortie du glyphosate, pesticide dangereux pour les écosystèmes.
De plus, face à l’urgence climatique, une baisse de la consommation des produits d’origine animale est inévitable. Nicolas Hulot avait demandé un indispensable menu végétarien hebdomadaire dans les cantines scolaires, proposition retoquée sous la pression des lobbies, alors que la consommation de viande est la première source d’émissions de CO2 devant les transports.

Afin de répondre aux enjeux climatiques et de souffrance animale, le Parti animaliste porte :
  • une réduction nationale de 25% de la consommation de produits animaux en 2025 par rapport à 2015.
  • la mise en place d’un repas végétarien hebdomadaire pour tous dans la restauration collective et l’instauration d’une alternative végétale quotidienne.
Renoncements sur la souffrance animale
Les mêmes lobbies ont empêché de faire reculer les souffrances animales, alors même que le candidat Macron avait annoncé lors de la campagne présidentielle l’installation de la vidéo dans les abattoirs et l’interdiction de vendre des œufs de poules élevées en batterie d’ici 2022… Ces annonces électorales ont été allègrement piétinées, en dépit d’une très forte demande des Français en réaction à des méthodes d’élevage et d’abattage inacceptables.

Face à ce déni de démocratie, le Parti animaliste appelle les citoyens à s’engager activement pour l’amélioration de la condition animale et la prise en compte de leurs intérêts. En 2019, aux élections européennes, voter pour le Parti animaliste, c’est voter sans ambiguïté en ce sens.

 
Programme du Parti animaliste
Contacts presse :
Isabelle DUDOUET-BERCEGEAY : 06.61.16.02.33
isabelle.dudouet-bercegeay@parti-animaliste.fr

Hélène THOUY : 06.77.80.30.04
helene.thouy@parti-animaliste.fr

 

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